La Bataille de Mulino

Non loin des Remas, des Hommes Rats ont envahis un petit hameau.

D’après les rapports il y aurait quelques dizaines de skavens qui auraient pris leurs aises dans le moulin et les bicoques alentours.
Si au conseil de Remas, les plus alarmistes envisagent qu’il s’agit d’un test de la réactivité de la République en vue de plus amples opérations, la plupart pense qu’il ne s’agit que d’une bande isolée en quête d’un abris et de quelque chose à piller. Mais tous se sont mis d’accord sur le principe d’envoyer une troupe les déloger.
A cette fin, le Conseil a embauché Guiseppe le Mauvais de Verezzo, réputé peu difficile quand à sa rémunération et éminemment sacrifiable du point de vue de la fille du président de la commission chargée de l’affaire. Afin de lui permettre d’éradiquer la menace, on lui as confié un régiment des Phalanges lourdes de Remas et un budget afin de recruter les mercenaires nécessaires à sa mission.

Soucieux que l’argent soit dépensé de manière efficace afin que les hommes rats, dont la présence pourrait semer la panique à terme, soient effectivement chassés, la frange la plus préoccupé du Conseil à mandaté Raphaello di Nelli auprès de lui comme trésorier payeur, motion soutenue par la frange pas-fâché-s’il-lui-arrivait-quelque-chose. Raphaello étant connu comme un serviteur de l’état et un patriote incorruptible et pointilleux.

Guiseppe a décidé d’engager la compagnie de piquiers d’Henri le lion pour renforcer sa troupe. Il eu souhaité prendre des Ogres pour disposer d’une troupe de choc qui ne craindraient pas les skavens, mais aucun n’était disponible sur le marché. Raphaello et lui convinrent d’engager à la place une bande de Maraudeurs Norses fraîchement débarqué et en quête d’action après avoir vu leur chef vaincre un spadassin Remassien en duel lors d’une querelle sur le port.
Pour forcer les hommes rats au combat au cas ou ils se retrancheraient dans le hameau, un canon était nécessaire. Guiseppe était d’avis de prendre un chef artilleur de sa connaissance qui se faisait payer au tir, afin de sauver un peu d’argent « au cas où ». Raphaello ne goûta guerre le principe mais le Mauvais, prétextant avoir déjà travaillé avec lui, exigea ce canonnier et nul autre, ce que le trésorier payeur accepta finalement. A la condition que seul les tirs au but soit payé et qu’on embauche des arbalétriers en suppléments. Les deux hommes se mirent d’accord pour dix tireurs, recruté individuellement parmi des volontaires de Remas.

La troupe ainsi constituée se mit en marche pour le Hameau de Mulino. Mais ce qui n’était pas prévu c’est que les skavens n’étaient pas seulement « quelques dizaines »…

 

 

La petite armée se mit en marche. Le trajet se déroula sans encombre, excepté quelques skavens isolés aperçu dans les collines et que le Captaine Guiseppe de Verezzo, dit « le Mauvais », ordonna aux norses de poursuivre.

Arrivé devant le Hameau, elle entrepris de se déployer. Le plan était simple. Canonner tranquillement les ruines et présenter un mur de piques aux hommes rats affolés qui en sortiraient. La phalange lourde de Remas se posta à gauche d’une colline pour protéger le flanc des tireurs.

« Vivement que ce soit plié, qu’on rentre à Remas »

 

Mais les skavens, dérangés, commencèrent à jaillir des ruines au nord des Tiléens sans attendre. Les premiers à apparaitre furent une bande de guerrier des clans arborant une bannière et escorté par un étrange équipage… C’est là que Guiseppe compris que les Skavens étaient peut être plus organisé que prévu…

 

Les arbalétriers citadins virent rapidement se porter sur la colline à droite de la phalange lourde. Le plan ne changeait pas: canarder la vermine pour la forcer à venir s’empaler sur les piques!

 

En face on apercevait déjà les fils du rats cornu qui grouillaient dans les ruines…

 

Le canon fut promptement mis en place.

 

Mais la quantité qui grouillaient excédait quelque peu les « quelques dizaines »…

 

Les piquiers d’Henri le Lion se mirent aussi en place, quelque peu circonspect…

« Facile et bien payé » c’était bien ça hein?

 

Les Tiléens purent alors apercevoir le chef adverse. Une sorte de Skaven équipé d’une lame parcourue d’éclairs, d’un étrange alambic dans le dos et d’un vilain pistolet…

« Choses Hommes rien à faire là! Comment eux au courant du plan secret-secret? »

 

A l’Ouest les Mercenaires Norses se positionnèrent. Ils avaient passé la matinée à courir après d’insaisissables hommes rats et maintenant, ils voulaient un véritable combat! A la vue d’une véritable armée en face, leur sang ne fit qu’un tour et ils commencèrent à entrer en transe guerrière…

 

Loin sur leur droite, la ligne de bataille de Guiseppe était prête!

 

 

 

 

Le Mauvais avait pris personnellement position au sein de la compagnie de Riri peau d’Lion.

 

Quand à Raphaello, lui, ses pistolets et la clef du coffre de la paye accompagnaient les piquiers de Remas.

 

Les armées étaient en place mais non seulement il y avait plus de skavens que prévu, mais en certains s’était déjà infiltré dans les lignes Tiléennes. Ceux là même que les norses avaient poursuivit en vain!

 

« Tu est sur-sur que c’est par là Skrat? Quand choses-hommes nous sont tombé dessus, tu as perdu perdu ton chemin pas vrai? »
« Non chef! C’est un plan-plan! Rusé-vicieux! »

Déjà, la horde de skavens se précipitait à toute jambe vers les tiléens en quittant le couvert des ruines…

 

Les coureurs d’égouts infiltrés cavalèrent en direction des Norses, juste dans leur angle mort…

 

Pendant ce temps le Technomage qui menait les guerriers des clans activa sa machinerie et pointa sa vouge qui fut parcourue d’éclairs verdâtres…

« Ils vont goûter au pouvoir de la puissance! »

 

Aussi tôt des éclairs malsains fusèrent en direction de la pièce d’artillerie mercenaire. Un servant et foudroyé, le canon endommagé, mais les artilleurs tinrent bon…

 

Parallèlement, les coureurs d’égouts fouillèrent sous leurs vêtement et en ressortirent un tas d’objets pointus ou tranchant. Un instant plus tard, ils firent pleuvoir kunaï, shurikens et couteau de jet sur les norses. Les lames acérée et le poison eurent raison de pas moins de trois barbares…

 

Aussi tôt les fils du Nord firent front et dressèrent un mur de bouclier, l’écume aux lèvres.

 

L’artillerie des mercenaires tonnât en riposte au éclairs!

« Tient! Mange! Sauvages! »

Le boulet passa juste au dessus du technomage et retomba derrière fauchant un skaven et arrachant la queue d’un autre.

 

Les arbalétriers firent alors claquer leurs cordes. Bien installé sur la colline, ils comptaient bien montrer au skavens qu’ils valaient bien ceux de Miragliano!

 

La volée de carreaux s’abattit sur les guerriers des clans, faisant un véritable carnage. Pas assez pour faire douter les hommes rats, mais de peu! Quatre des leurs furent occis!

 

La bataille se dessinait ainsi: un centre skaven populeux, sortant des ruines alors que les Mercenaires avaient adopté une sorte de flanc refusé, les Norses et les coureurs d’égout semblant faire leurs affaires à l’Ouest…

 

Les troupes du technomage continuèrent à avancer rapidement à l’exception du lance feu qui pila sur place, ses servants se préparant à l’activer…

 

Désertant les environs des norses, trop chaud à leurs goûts, les coureurs d’égouts virent flanquer les piquiers d’Henri.

 

Le commandant Skaven, peu désireux de finir aplatit par un boulet, pointa à nouveau son arme sur le canon et fit jaillir la malefoudre.

 

Cette fois, si le canon fut épargné, les derniers servants grillèrent sur place!

 

S’en était trop pour les hommes du Lion et Guiseppe qui tournèrent les talons et piquèrent des deux vers le Sud!

 

Les coureurs nocturne, surpris de la disparition des cibles qu’ils avaient prévu, se retournèrent contre les arbalétriers sur qui ils déchargèrent quelques frondes presque hors de portées.

 

La seule caillasse à toucher au but rebondit mollement sur les abdos musclé d’un Tiléen au corps d’atlhète (c’est lui qui m’as payé pour le dire).

 

Comprenant que la sécurité de leur flanc droit était compromise à courte échéance, Raphaello entraina la phalange lourde dans une course folle, bannière au vent, en direction des skavens, espérant les bousculer avant d’être encerclé et balayé, ou carbonisé par le lance feu dans la tentative…


« Adventi! »

Ayant entendu les pires horreurs sur les machines infernales skavens, les arbalétriers décochèrent leurs carreaux vers le lance feu éloigné de la protection de son régiment afin de couvrir l’assaut des piquiers…

 

Les servants de la machine furent cloués sur place, mettant fin à la menace qu’elle faisait planer sur les mercenaires (pas mal) et ses alliés skaven (un peu aussi).

 

Le trésorier payeur de Remas fit parler ses pistolets, en direction des guerriers des clans!

 

Les tirs se perdirent, et n’impressionnèrent que peu le Technomage qui avait sa propre pétoire à Malepierre.

 

Par contre, les hommes rats du régiment suivirent le passage des carreaux d’arbalètes des yeux et assistèrent à l’épinglage de l’arme d’appuis, avant de revenir sur les arbalétriers qui moulinaient déjà leur craquenins pour réarmer.
Le souvenir de leurs propres pertes fut la goûte de trop…

 

La position des mercenaires est néanmoins précaire…

 

Bien plus rapide que ce que pensaient les Tiléens, les coureurs nocturnes étaient déjà portée de charge des arbalétriers qui s’enfuirent sans demander leur reste plutôt que d’affronter les tueurs du clan Eshin en combat rapproché.

 

Le technomage parvint à rallier ses guerriers des clans, en prétendant que les arbalétriers étaient partit. Quand les skavens se retournèrent, il fut le premier surpris à découvrir que c’était vrai.

 

 

Le pseudo sorcier skaven lâcha une fois de plus sa Malefoudre! Mais un retour d’énergie magique frisa la moustache du brave rongeur, lui laissant son propre poil roussit!

« Condensateur mal réglé! Trahison-sabotage! »

 

Mais les éclairs ne jaillirent pas moins de sa lame et firent des ravages dans la phalange.

« Je crois qu’on rentrera pas à Remas… »

C’est à ce moment précis que les hommes rats sonnèrent l’hallali. Porteurs d’encenseur à peste, coureurs nocturnes et coureurs d’égouts se jetèrent sur les piquiers avec la confiance et la force du nombre! Raphaello fit feu sur les assaillants, tentative dérisoire d’en réduire le nombre…

 

A peine au contact les fumées nocives des encensoirs à peste eurent raison de trois mercenaires, dont le chef de l’unité, ainsi que de deux porteurs d’encensoir, sans qu’on sache si cela était du aux vapeurs ou à leur maniement approximatif. Curieusement, les skavens du clan eshins s’en tirèrent sans mal.

 

Les coureurs d’égouts mirent au tapis quelques humains de plus, enfonçant leur flanc…

 

Mais ça n’empêcha pas les piquiers d’embrocher deux des coureurs nocturnes qui avait eu l’impudence de charger le mur de lance de front. Darwnisme de base, du point de vu du clan eshin…

 

Raphaello, déjà blessé et groggy par les vapeurs fût mis au tapis d’un coup de fléau avant d’avoir le temps de décharger à nouveau ses pistolets, sans que son talisman de protection n’y puisse rien…

 

Incapable d’arrêter la masse, ce fût la débandade des mercenaires qui furent massacré dans leur fuite.

 

Restait les mercenaires norses. Ces derniers avaient vu  tomber le trésorier payeur et avec lui la perspective d’être payé par Remas pour leurs services. N’importe quel mercenaire aurait fait demi tours. Les norses eux même, s’ils avaient réfléchis auraient fait demi tour. Mais la frénésie était trop forte!


« VALHALLAAAAAA! »

 

La bataille semblait maintenant perdue. Personne n’aurait pu parier une pistole sur les mercenaires.

 

Ne restait qu’à balayer ces norses têtu! Ivre de son pouvoir, le technomage déchaîna encore une fois sa malefoudre et éparpilla plus de la moitié des nordiques restants au quatre vents! … Mais ceux ci ne déroutèrent pas! Toujours plongé dans leur transe guerrière, la bave aux lèvres, ils hurlaient comme des loups!

 

Les barbares blonds chargèrent les guerriers des clans équipé d’armes de mêlée que le technoprêtre avait gardé en réserve jusque là (ou échoué à envoyé en première ligne). Les skavens étaient pourtant bien supérieur en nombre et entouré d’alliés mais les norses n’en avaient cure et foncèrent en hurlant à plein poumons! C’était un allez simple pour le Valhalla!

 

Deux hommes rats succombèrent aux coups de haches frénétiques des hommes du nord, échouant à répliquer devant tant de violences, leurs quelques coups se perdant dans les boucliers des guerriers blonds!

(Et croyez moi si vous voulez, la playlist nous sortait à ce moment là « Valahlla Calling »)

Malgré la furie des hommes du nord, le nombre des skavens prévalu et les guerriers de norsca sentirent leur frénésie les abandonner. Mais pas leur courage car ils tinrent la ligne malgré tout!

 

Le canon fut chargé par les encensoirs à peste. Qui perdirent l’un des leurs à force d’agiter leurs engins sans faire grand chose à la pièce d’artillerie.

 

Pour les norses, c’était le combat final! Leur jeune chef avait lancé son défis, qui fut relevé par un assassin du clan Eshin. Les autres guerriers aux visages peints se battaient simplement contre une masse de fourrure et de lames.

 

Un nordique supplémentaire chût sous les armes des skavens. Les autres résistaient tant bien que mal, sans parvenir à faire de perte, mais le jeune chef, leurré par une feinte, reçu une estafilade au visage. Le coup, anodin, ne l’était pas, car c’était une lame suintante qu’utilisait l’assassin et le coeur du malheureux humain s’arrêta de battre en un instant. Il s’écroula au pied du Skaven qui avait l’air de l’avoir à peine effleuré.

« Dose pour ogre marche bien sur chose-homme… »

 

Privé de leur rage et de leur chef, les derniers norses flanchèrent et fûrent massacré dans leur fuite. C’en est fait de l’armée envoyé par Remas!

 

Treize skaven à peine ont été occis. Treize…

Quand à Henri dit « Le Lion » (mon oeil) ses piquiers, Guiseppe le « Mauvais » (tu l’as dit!) et les arbalétriers, le sacrifice de la phalange lourde et des Norses leurs ont permis de fuir sans être poursuivit. Ils devront néanmoins s’assoir sur leurs salaires…

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